Qu'est-ce qu'une rupture conventionnelle en 2026 ?

Définition, conditions et différences avec une démission ou un licenciement — les bases à connaître avant d'engager une démarche.

Documents de rupture conventionnelle posés sur un bureau avec stylo

La rupture conventionnelle est un mode de séparation amiable entre un salarié et son employeur, encadré par les articles L.1237-11 et suivants du Code du travail. Contrairement à une démission, elle ouvre des droits au chômage sous conditions. Contrairement à un licenciement, elle résulte d'un accord mutuel et non d'une décision unilatérale de l'employeur.

Pour être valable, l'accord doit être signé par les deux parties, puis soumis à la DREETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités). Un délai de rétractation de quinze jours calendaires s'applique après signature. L'homologation intervient ensuite sous quinze jours ouvrables si le dossier est conforme.

Qui peut recourir à la rupture conventionnelle ?

Le dispositif concerne les salariés du secteur privé en CDI ou CDD, ainsi que les contrats de mission dans certains cas. Les fonctionnaires et agents publics relèvent de régimes distincts. Un salarié protégé (délégué syndical, membre du CSE, femme enceinte dans certaines périodes) peut être concerné mais des formalités supplémentaires s'imposent.

Les points à anticiper

Avant de formuler votre demande, identifiez votre date de départ souhaitée, le montant d'indemnité que vous estimez recevable et les clauses du contrat susceptibles d'être négociées : non-concurrence, objectif de reclassement interne, attestation employeur pour France Travail.

Une première analyse de votre dossier permet d'éviter les demandes irrecevables ou les acceptations trop rapides de propositions défavorables.